Gonarthrose : qui sont les personnes à risque et quels sont les facteurs aggravants à connaître ?
Vous avez mal au genou en marchant, en montant les escaliers ou simplement en restant debout trop longtemps ? Et si c’était plus qu’une simple fatigue articulaire ? La gonarthrose ou arthrose du genou, est une pathologie fréquente qui touche de plus en plus de personnes, souvent sans prévenir. Mais qui sont vraiment les plus exposés à ce risque ? Et surtout, quels sont les facteurs aggravants à surveiller pour éviter que la douleur ne devienne chronique ?
Dans cet article, nous vous expliquons pourquoi certaines personnes sont plus vulnérables que d'autres et comment les habitudes de vie peuvent influencer l’évolution de cette maladie.
Qu’est-ce que la gonarthrose ?
La gonarthrose ou arthrose du genou est une maladie articulaire dégénérative. Elle se caractérise par l’usure progressive du cartilage qui recouvre les os du genou. Ce cartilage joue un rôle essentiel : il permet aux os de glisser sans friction, comme un coussin protecteur. Lorsqu’il s’amincit ou disparaît, les frottements entre les surfaces osseuses deviennent douloureux. Cela entraîne des raideurs, des gènes en mouvement, et parfois une perte de mobilité.
Contrairement à une blessure ponctuelle, cette maladie s’installe lentement, sur plusieurs années. Elle peut toucher un seul genou ou les deux, et progresse par poussées. Après la hanche, c’est l’articulation la plus concernée par l’arthrose.
Qui est concerné par la gonarthrose ? Les personnes à risque
On pense souvent que seules les personnes âgées sont concernées. Pourtant, de nombreux facteurs peuvent augmenter le risque de développer cette pathologie. Voici les catégories les plus exposées :
1. Les personnes de plus de 50 ans
Avec l’âge, le cartilage perd naturellement en élasticité et en capacité de régénération. Après 50 ans, les mécanismes de réparation s’essoufflent. C’est pourquoi la majorité des cas d’arthrose du genou apparaissent entre 55 et 75 ans. Selon l’Inserm, près de 30 % des Français entre 65 et 75 ans souffrent d’arthrose du genou. Chez les plus de 80 ans, ce chiffre grimpe à 80 %.
2. Les femmes, surtout après la ménopause
Les études montrent que les femmes sont plus touchées que les hommes. La ménopause jouerait un rôle à cause de la baisse des œstrogènes, hormones impliquées dans la protection du tissu cartilagineux. Cette chute hormonale fragilise les articulations et accélère l’usure du cartilage, notamment au niveau des genoux. C’est souvent à cette période que de premières douleurs apparaissent parfois accompagnées de raideurs matinales ou de gêne à la marche. À noter : les traitements hormonaux substitutifs ne semblent pas toujours compenser cet effet sur les articulations.
3. Les personnes actives physiquement ou professionnellement
Travailleurs manuels, carreleurs, agriculteurs, sportifs amateurs ou professionnels… Tous ceux qui sollicitent régulièrement leurs genoux de façon intensive sont plus exposés. En effet, les mouvements répétés (flexions, sauts, accroupissements fréquents) créent un stress mécanique sur l’articulation. À long terme, cela peut altérer la structure du genou. Ce type de sollicitation répétée accélère l’usure du cartilage, surtout lorsqu’elle n’est pas compensée par un renforcement musculaire adapté ou des temps de récupération suffisants.
Par exemple, un carreleur qui reste agenouillé plusieurs heures par jour ou une aide-soignante souvent en flexion sont tous exposés au même risque : une pression chronique sur l’articulation fémoro-tibiale. Même chez les amateurs passionnés, coureurs du dimanche, joueurs de tennis réguliers ou adeptes du ski, un mauvais appui ou une pratique mal encadrée peut provoquer des microtraumatismes répétés. Et avec le temps, ces petites agressions s’accumulent et favorisent l’apparition de l’arthrose du genou.
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4. Les personnes ayant des antécédents familiaux
L’arthrose a aussi une composante génétique. Si plusieurs membres de votre famille sont touchés, il y a de fortes chances que vous soyez plus vulnérable, même si votre mode de vie est sain. Certaines maladies héréditaires ou inflammatoires comme la polyarthrite rhumatoïde ou la chondrocalcinose peuvent aussi favoriser l’usure prématurée du cartilage.
5. Ceux qui ont subi un traumatisme au genou
Une ancienne entorse, une fracture, une opération ou même une chirurgie du ménisque peuvent perturber l’équilibre de l’articulation. Ces événements fragilisent le genou et augmentent le risque d’arthrose. En effet, lorsqu’un traumatisme altère la structure du cartilage ou déséquilibre l’axe articulaire, le genou devient plus vulnérable aux frottements anormaux. Avec le temps, cela peut entraîner une usure prématurée du cartilage, d’autant plus si la reprise d’appui ou d’activité physique a été mal adaptée. Même des microtraumatismes répétés peuvent déclencher un processus dégénératif discret, mais progressif.
Les principaux facteurs aggravants de la gonarthrose
Il ne suffit pas d’être une personne à risque : certains éléments du quotidien peuvent accélérer l’évolution de la maladie ou intensifier les douleurs. Les identifier permet d’agir avant qu’il ne soit trop tard.
Le surpoids ou l’obésité
Un genou supporte jusqu’à 4 fois le poids du corps à chaque pas. Imaginez l’effort imposé par 10 ou 20 kg supplémentaires… Le cartilage s’use plus vite, et l’articulation s'enflamme sous la pression. L’obésité ne crée pas seulement une surcharge mécanique. Elle provoque aussi un état inflammatoire chronique, délétère pour les tissus articulaires.
Le manque de mouvement
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le repos absolu n’aide pas. Le cartilage n’étant pas vascularisé, il se nourrit grâce aux échanges qui ont lieu lorsque l’articulation est en mouvement. Autrement dit, bouger, c’est nourrir son cartilage. La sédentarité prive les genoux de cette “alimentation mécanique”. Résultat : le cartilage s’assèche, s’amincit et devient moins résistant aux chocs du quotidien. Les premiers signes apparaissent souvent en douceur : raideurs au réveil, gêne à la marche, douleurs après une station assise prolongée.
Les anomalies de l’axe des jambes
Certaines morphologies comme le genu varum (jambes arquées) ou le genu valgum (jambes en X) dévient le centre de gravité du genou. Cela exerce une pression excessive sur une partie de l’articulation, accélérant son usure.
Déformation |
Description |
Risque |
Genu varum |
Genoux écartés, jambes arquées |
Pression sur la face interne du genou |
Genu valgum |
Genoux rapprochés, jambes en X |
Pression sur la face externe du genou |
Les déséquilibres articulaires
Une mauvaise posture, une ancienne blessure à la hanche ou à la cheville peuvent provoquer des compensations musculaires. Le genou est alors désaxé ou sollicité de manière asymétrique. Avec le temps, ces déséquilibres entraînent un frottement anormal de la rotule (patella) sur le fémur. Cela crée une usure fémoro-patellaire, souvent très douloureuse.
Le diabète et les troubles métaboliques
Des recherches récentes établissent un lien entre les désordres métaboliques (notamment le diabète de type 2) et l’apparition précoce d’arthrose. Le stress oxydatif, les inflammations silencieuses et la mauvaise régulation du glucose nuisent à la santé du cartilage. Ainsi, ces désordres métaboliques agissent comme des facteurs aggravants, accélérant la dégradation du cartilage et intensifiant les douleurs liées à l’arthrose du genou.
Prévenir et ralentir l’aggravation : les bons réflexes
La bonne nouvelle ? Même si on ne peut pas régénérer du cartilage, il est tout à fait possible de freiner la progression de cette pathologie et de limiter les douleurs. Voici quelques gestes simples à adopter au quotidien :
Soignez votre hygiène de vie
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Surveillez votre poids : une perte même modérée, comme 5 kilos, suffit à réduire significativement la pression sur vos articulations. Moins de poids, c’est moins de stress pour votre genou.
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Privilégiez une alimentation anti-inflammatoire : favorisez les aliments riches en oméga-3, comme le poisson gras, ainsi que les fruits et légumes colorés qui apportent vitamines et antioxydants.
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Évitez les excès de sucre et d’aliments ultra-transformés : L'excès de sucre ou d’aliments ultra-transformés peuvent nourrir l’inflammation et accélérer la dégradation du cartilage.
Bougez intelligemment
Marchez 30 minutes par jour et optez pour des sports portés. Même une simple marche de 30 minutes par jour stimule le cartilage et entretient la mobilité. Privilégiez les sports à faible impact, dits “portés” : le vélo d’appartement, l’aquagym ou la natation et évitez autant que possible les activités qui génèrent des chocs répétés (la course sur bitume, les sauts fréquents, etc.). Vous pouvez opter pour nos Chaussures Barefoot, idéale pour les marches et les courses à pied.
Renforcez les muscles de soutien
Un genou fort repose sur des muscles puissants et équilibrés. Le renforcement des quadriceps, des ischio-jambiers et des fessiers stabilise l’articulation. Quelques exercices simples :
- Chaise contre le mur
- Fentes avant sans charge
- Montées de marches en douceur
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Agir maintenant, c’est préserver demain !
La gonarthrose n’est pas une fatalité. En identifiant les facteurs aggravants et en adoptant les bons gestes, vous pouvez ralentir son évolution et retrouver de la mobilité. N’attendez pas que la douleur devienne un frein. Commencez dès aujourd’hui à prendre soin de vos genoux. Merci d’avoir lu notre article jusqu’ici, si vous souhaitez lire plus d’astuces et de conseils, n’hésitez pas à consulter notre blog.